Comment le corps est atteint (2005-06)

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Dans une scénographie épurée (régie vidéo à jardin, régie son au fond de la scène, projection d’une image vidéo de taille réduite sur le mur du fond, pôle médical face jardin, une chaise) les interprètes se détachent un à un du public.

Les portes sont fermées à clef.

Une actrice prend la parole. Il est question d’atteintes faites au corps, d’un vide croissant, d’une prochaine bataille… Chacun peut y reconnaître son combat intérieur, une critique politique ou sociale. Le texte oscille sans cesse entre les extrêmes : chute et envol, abandon et persévérance active, considérations globales sur le cours du monde et sensations intimes.

Le spectacle interroge les formes d’engagement du théâtre et de l’individu face à l’état du monde: militantisme, nihilisme exacerbé ou écriture poétique du côté de la naissance ou la renaissance. Il réunit sur le plateau cinq interprètes, un musicien et une vidéaste qui scrute les visages et fait apparaître des paysages imaginaires. Les acteurs contrôlent régulièrement leur tension et l’état des battements de leur cœur. Ces derniers sont rendus visibles avant de basculer dans la fiction.

En octobre 2005, une première étape de création collective est créée dans le cadre du Festival Temps danse d’automne du Forum / Scène conventionnée du Blanc Mesnil.

La recherche se poursuit en 2006. Au cours du spectacle, la scène, désertée par les acteurs, est occupée par un groupe de jeunes gens qui se détachent à leur tour du public. Ils sont rejoints par les acteurs initiaux dans une forme particulière entre conflit et désir d’accueillir l’autre ou de prendre sa place. Ces étudiants sont issus de l’Université de Bordeaux 3 qui est partenaire du projet.

Distribution

Texte et mise en scène Clyde Chabot / Jeu Yan Allegret, Mélina Bomal, Anne Sophie Juvénal, Barnabé Perrotey, Alain Philibert / Musicien Michaël Grébil / Vidéo Alexandra Mélot  / Réalisation informatique Jean-Baptiste Drouler / Chorégraphie Isabelle Lasserre / Collaboration scénographique Gilone Brun / Lumières Aurélien de Fursac / Assistanat mise en scène Amélie Gaulier / Dramaturgie Laurence De La Fuente assistée de Elise Simonet

Extraits de presse

” Comment le corps est atteint est une nouvelle tentative de faire affleurer du possible, en cette période d’incertitude généralisée face au vide politique. C’est cette tension entre désir, passage à l’acte et renoncement, qu’ausculte avec une sensible acuité le premier texte signé Clyde Chabot, entrelacs de fragments qui glissent constamment de la sphère intime à  la sphère amoureuse ou politique. Une gestation y est en cours. S’agit-il d’un projet, d’un enfant, d’une maladie ? le corps des acteurs, en tout cas, sera sous contrôle permanent. Régulièrement, un pôle médical vérifiera leur température, leur respiration, leur rythme cardiaque.  Le corps, s’il est atteint engendre des dysfonctionnements relationnels. Même si, dans la pièce, la fondatrice de « la Communauté Inavouable » éclot ces mots : « Quelque chose tient. Est retenu. Retient le cours du monde, son effondrement. ”

Sabrina Weldman, Beaux Arts  Magazine, octobre 2005 + Voir article

Forme courte pour un acteur

Les signes de la présence d’un acteur et du théâtre sont égrainés peu à peu. A partir du vide, apparaissent lumière, voix, image de la présence puis présence entière de l’acteur. Forme courte présentée au Festival 30” 30′.

Jeu Yan Allegret

Représentations

Janvier 2005 - Molière Scène d’Aquitaine – Bordeaux, version solo sonorisée en présence d’images vidéos.

Octobre 2005 - Présentations d’une maquette à Festival Temps Danse d’Automne. Le Forum / Scène conventionnée du Blanc Mesnil

Mai 2006 - Résidence de recherche et d’expérimentation au Molière Scène d’Aquitaine, Bordeaux, à l’invitation de l’Office Artistique de la Région Aquitaine/ Représentations au Hublot  à Colombes.

Coproduction

Festival 30” 30′ / compagnie Les marches de l’été, avec le soutien de l’ONDA, Forum / Scène conventionnée du Blanc Mesnil – Temps danse d’automne, Molière Scène d’Aquitaine, Le Hublot à Colombes avec le soutien du Dicream et de la Spedidam