l a   C o m m u n a u t é     I n a v o u a b l e


ILS TRACERENT DES CHEMINS SANS DIRECTION VERS LA NUIT DE LEUR CORPS   


de Yan Allegret, mise en scène Clyde Chabot


Coproduction La Communauté inavouable, Office artistique de la Région Aquitaine, La Ferme du Bonheur – Nanterre, Forum culturel de Blanc Mesnil : 10 représentations à la Ferme du Bonheur



Ce spectacle est la 2ème phase de création d’un projet entamé au Burkina Faso en 2001. Nous y avons créé "Face à face: la nuit des corps" qui questionnait l’état des relations entre l’Occident et l’Afrique, en se positionnant au Sud.

Les spectateurs sont invités à écrire sur des panneaux de papier blanc.


Sont déjà présents dans l'espace un acteur burkinabè, Roger Ouedraogo, et un auteur français, Yan Allegret.
L’acteur apparaît comme une représentation symbolique et lointaine de l’Afrique. Il est présent à travers des gestes rituels, des chants et un texte.
L’auteur a écrit un texte pour l’acteur : La Voix du sang. Il s’agit d’une pièce poétique et politique qui fait référence à tous ceux qui sont morts pour une cause en Afrique et au-delà.


Au présent, à partir des interventions des spectateurs, l’auteur écrit en direct, sur un ordinateur retransmis sur un écran, ce qui pourrait être la suite de la pièce ou son carnet de travail.


Au-delà de l'expérience elle-même, sont interrogées deux cultures, deux théâtralités et la part méconnue de collectif qui nous détermine dans notre rapport à l'autre.



Nous sommes, spectateurs, activement impliqués. (...) Petit à petit, les corps se déplacent, se croisent pour aller lire, dire ou écrire. Un espace commun de paroles s’élabore au fil de cette circulation.(...)

Maïa Bouteillet, Libération, 25 et 26 octobre 2003


C’est vraiment un spectacle participatif, c’est un moment partagé. On lit les paroles des autres, on a envie d’écrire. Et c’est très beau. Finalement ça fonctionne vraiment. Ca repose sur presque rien mais il y a des choses qui sortent : des interrogations sur le passé, l’histoire, la démocratie, sur le corps, la technologie. Voilà c’est un petit moment très dense. C’est un moment suspendu où finalement on est invité à la fois à sentir avec les autres, à être attentif à des petits riens et aussi à s’interroger sur nous, notre position.

Naly Gérard, Fréquence Paris Plurielle, 23 et 25 octobre 2003

DIAPORAMAS:

Images du spectacle:
  Photos Annabel Vergne

Ecrits des spectateurs:   Photos Yan Allegret