l a C o m m u n a u t é I n a v o u a b l e
H A M L E T - M A C H I N E ( V I R U S )
d'après Hamlet-machine de Heiner Müller,
mise en scène Clyde Chabot - 3e étape de création du projet Hamlet-machine
Coproduction: Forum du Blanc Mesnil, La Comédie de Saint Etienne – CDN, Théâtre du Colombier – Langaja Groupement de Bagnolet, Les Laboratoires d’Aubervilliers
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la communication (DICREAM) : 10 répétitions publiques et 10 représentations au Forum du Blanc Mesnil, à la Comédie de Saint Etienne et au Théâtre du Colombier
Pour cette nouvelle étape de création du projet initié en 2001, des virus informatiques produisant des perturbations signifiantes du texte vidéoprojeté ont été introduits via le logiciel Hamlet-disease.
Nous imaginons que la machine/texte, avec la présence des virus, devient presque vivante. Ces derniers produisent des agencements inédits des mots, laissant transparaître de nouvelles fulgurances de sens. Le texte devient un partenaire de jeu à part entière, ce qui ouvre de nouvelles pistes de travail pour l'ensemble de l'équipe.
Un informaticien est présent sur scène et travaille en direct.
Le chant et la chorégraphie ont également été investis ou développés par les acteurs.
Dans cette nouvelle étape, une danseuse intervient sur scène. Sa danse tente de refléter la matière invisible du corps collectif qui prend forme chaque soir entre les spectateurs, l’équipe artistique et les machines.
Comme si la mise en pièces du mythe de Hamlet par Heiner Müller avait trouvé son incarnation physique dans le Hamlet Machine (virus) de Clyde Chabot. Exigeante, perturbante et jubilatoire, sa mise en scène frise la performance. La pièce ne ressemble à aucune autre, non pas à cause de l’arsenal technologique qui la caractérise (captation vidéo, projection du texte un peu partout, jusqu’aux rangées de fauteuils, logiciel « Hamlet disease » qui fait s’effriter les mots), mais plutôt grâce à « l’expérience « d’être avec » extrêmement trouble » que propose Clyde Chabot (...). L ’étrange ballet des mots, la danse des corps, les lumières tamisées, tout pousse à ce supplément d’attention.
Annick Rivoire, Libération, 2 avril 2004
Diaporama
Photos Emmanuel Rioufol